Art et design : une histoire d’humour

Figures de l'art n°34

Revue d’études esthétiques

Sous la direction de Bernard LAFARGUE et Jérôme CARRIÉ

À Staline qui, tout en imposant à l’Union soviétique « le design total » du réalisme socialiste, proclamait : « Un peuple heureux n’a pas besoin d’humour » semblent faire écho, un siècle plus tard, les propos de Starck, un artiste-designer qui a toujours revendiqué son obédience communiste : «  Un design sans humour n’est pas humain… Le manque d’humour est la définition de la vulgarité…Le populaire est élégant, le rare vulgaire. » En trente et quelques « glorieuses », ce sont les mille et un « objeux factitifs » élégants de ce design pop d’humour qui ont changé la face du monde grandiloquent et guerrier des « Grands Récits », le rendant plus « cool » et autrement « kitsch ». De « La Mamma » de Pesce (1968) qui déploie ses rondeurs de Vénus stéatopyge de mousse polyuréthane attachée à son « boulet-repose-pieds », dès que son acheteur ouvre l’emballage sous vide à « La Marie », une chaise en polycarbonate transparent dans laquelle Starck ressuscite en 1998 La Mère immaculée de l’Occident chrétien sous la forme d’une « mère porteuse » de projets de vie plus doux et seyants, en passant même par la «  Heart Cone Chair », que Verner Panton réalise en 1959 en faisant un clin d’œil tant aux oreilles des Bergères galbées en confessionnal-boudoir du XVIIIe qu’à celles du « Mickey Mouse » blagueur de Disney (1929), tout en « parodiant » le formalisme « de Stijl » de la chaise Zig Zag (1932-34) de Gerrit Rietveld pour donner à son utilisateur le cœur d’une « femme-bergère-souris » virevoltant sur son piétement cruciforme, le monde a pris conscience qu’il est un cosmos cosmétique ; un loft dans lequel tout un chacun est invité à designer, pour le meilleur comme pour le pire, sa love story. Et, c’est à travers le prisme de ce design pop d’humour que renaissent à nouveau aujourd’hui les mille et une histoires d’amour et d’humour de ces « œuvres d’art » que deux siècles de bourgeoisie révolutionnaire et puritaine avaient enfermées, sacralisées et fétichisées, dans la prison dorée de musées en forme de morgues, et que la « moraline » d’une puissante tradition d’historiens de l’art agélastes avaient amputées de leur polysémie facétieuse.

Ce sont les principales figures de ces esperluettes d’amours à l’humour jubilatoire, que mettent en évidence les articles d’Alexandra Ain, Isabelle Alzieu, Dina Besson, Nicolas Boutan, Benedetto Bufalino, Christophe Bardin, Jérôme Carrié, Dominique Corbal, Cecile Croce, Eric Dicharry, Erica Francese, Annie et Jean Galvani, Norbert Hillaire, Joël Hubaut, Anne Cécile Lenöel, Jérôme Moreno, Nicolas Nouhaud, Bertrand Rougé, Ronald Shusterman, Antonella Tufano, réunis par Bernard Lafargue et Jérôme Carrié dans ce numéro 34 de Figures de l’art.


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